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David Golder, Movie, 1931 IMDB

Pictures provided by: DidierF

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DidierF FR

2015-12-05 20:34

Quote

De ce film de Julien Duvivier, d'abord, deux avions pour IMPDb.org :

[Image: duvivier31golder07.jpg]
[Image: duvivier31golder08.jpg]

(vous en trouverez un troisième en arrière-plan des deux premières vignettes de complément données pour la Rolls).

DidierF FR

2015-12-05 20:42

Quote

Et puis des photos de complément avec des voitures identifiables, dont un tricycle et un autobus :

[Image: duvivier31golder30.jpg] [Image: duvivier31golder31.jpg]
[Image: duvivier31golder32.jpg] [Image: duvivier31golder33.jpg]
[Image: duvivier31golder34.jpg] [Image: duvivier31golder35.jpg]
[Image: duvivier31golder36.jpg] [Image: duvivier31golder37.jpg]

All on the right side. Among them, un three-wheeler, and a bus I still have to decide whether Schneider or Renault.

Can you yet identify some? For me, it's supper time.

Some words about this important movie later.

DidierF FR

2015-12-06 08:43

Quote

Alors, de

[Image: duvivier31golder01.jpg]
disons d'emblée que c'est le premier film parlant ("film parlé", disait-on à l'époque) de Julien Duvivier. Il sera rapidement suivi, la même année, par Les cinq gentlemen maudits — que Duvivier tournera aussi dans une version allemande que nous n'avons pas ici. Amis allemands, à vos archives !

Le scénario est de Duvivier, basé sur un roman à succès sorti en 1929, écrit par Irène Némirovsky à la biographie tragique à plus d'un titre.

C'est une histoire simple : un milliardaire juif, David Golder (Harry Baur), constate que non seulement ses "amis", mais sa femme Gloria (Paule Andral) et sa fille adorée, Joyce (Jackie Monnier), n'en veulent qu'à son argent. Victime d'un accident cardiaque, il souffre dans la solitude. Sa femme, sur les conseils de son amant Hoyos (Gaston Jacquet), essaie d'obtenir avant ce qu'elle croit être sa mort prochaine, quelques ultimes dépouilles. Quand il refuse, elle lui crache à la figure que sa fille n'est pas sa fille mais celle de Hoyos.

Golder décide alors, pour vivre encore mais loin de cette fange, de tout laisser tomber et de se retirer des affaires. Mais Joyce, plaquée par un prétendant titré qui n'en voulait, lui, qu'à sa dot à elle, revient le voir et le supplie de gagner de nouveau beaucoup, pour qu'elle échappe au mariage avec l'ignoble Fishl (Jean Coquelin) qui pourrait se vanter de l'avoir eue pour rien ! David Golder se laisse une dernière fois attendrir. Il part en URSS négocier durement un contrat de concession pétrolière. Il gagne, mais sur le bateau du retour, se trouve frappé par une nouvelle crise, ultime celle-là. Il fait d'un jeune émigrant juif (Charles Goldblatt/Charles Dorat*) son exécuteur testamentaire, puis meurt.

Certes, on le voit, tout ça ne brille pas de subtilité ni même de vraisemblance et le dur David Golder est particulièrement mou lorsqu'il s'agit de traiter d'affaires domestiques. Mais l'histoire est ailleurs, et se veut probablement parabole sur l'argent corrupteur et destructeur. Duvivier d'ailleurs n'a semble-t-il nullement trahi le roman de Némirovsky.

Associé à une histoire très hyperbolique, on a le jeu des acteurs, particulièrement lent (les "temps" sont parfois interminables), caractéristique souvent des débuts du parlant. Ici, c'est moins Harry Baur qui est en cause, que les deux personnages féminins tenus par Paule Andral (à qui Duvivier donnera son dernier rôle dans Au royaume des cieux, 1949, que je n'ai pas vu) et Jackie Monnier, actrices dont je ne sais rien, si ce n'est que la dernière a tout de même, lorsqu'elle s'efforce de renverser la résolution de son père, une scène d'hystérie absolument époustouflante.

Les acteurs mâles sont corrects, spécialement Coquelin et Jacquet que l'on retrouvera dans la maison de retraite des vieux comédiens, siège du plus pur chef-d’œuvre de Julien Duvivier, La fin du jour.

C'est ailleurs qu'il faut chercher la grande qualité du film : dans le rythme, l'image et le son. La bande son, nouvelle pour Duvivier, est l'objet de toutes ses attentions, et il livre de petits rébus et jeux de son dans tout le début du film. L'image est imprégnée d'audaces (le travelling en plongée sur la Bugatti qui fonce) et de cadres saisissants (l'immense appartement vide de David Golder abandonné), où l'expressionnisme allemand est dépassé. Le rythme enfin est, a contrario du jeu des acteurs, soutenus par les ellipses intelligentes. Duvivier croit en son public.

Je ne reviens pas sur la thématique, qui est bien en phase avec l'univers de Julien Duvivier.

Bref, si vous aimez Harry Baur,

[Image: duvivier31golder15.jpg] [Image: duvivier31golder20.jpg]
(ici avec Paule Andral, là avec Gaston Jacquet), ou bien si vous vous sentez capable de surmonter les formes du jeu et les outrances du scénario, voyez David Golder où le créateur Julien Duvivier apprend en le créant son nouveau métier, pour devenir un Maître du parlant.

* Charles Goldblatt/Dorat a une figure et une voix immanquables : c'est lui, l'inspecteur Michelet qui dit à son commissaire, à la fin de Panique, de laisser l'ignoble couple Viviane Romance - Paul Bernard faire un dernier tour de manège, avant de les arrêter. Panique, le plus pur chef-d’œuvre de Julien Duvivier…

Obsolete in some of its features—the acting, specially the leading ladies', and some outrageously melodramatic elements—this movie remains the very gratifying (for the viewer) first step of Julien Duvivier in his new trade, the talkie. First step which will lead him at the top, a Master of cinema. Have a go to this one, you won't regret it.

… At the very least for the oustanding tracking shot of a Bugatti running full speed on a country road, and for many views of a wonderfully modern Rolls-Royce.


-- Last edit: 2015-12-06 09:06:03

sixcyl FR

2015-12-06 14:50

Quote

Nice aircraft, a Farman F.301 of SGTA and a Latécoère 28.1 of Cie Générale Aéropostale.

sixcyl FR

2015-12-06 16:12

Quote

... Ca n'a pas trainé :

Aircraft at:
http://www.impdb.org/index.php?title=David_Golder

DidierF FR

2015-12-07 06:33

Quote

Bravo pour la vitesse de réaction d'IMPDb.org !

Cependant, sixcyl, LVCDC, Corkeyandpals, je vois que c'est le générique d'IMDb qui a été recopié chez vous. Or, celui-ci est absurdement en allemand, et "corrigé".

Voici le générique authentique du film :

[Image: duvivier31golder04.jpg]

Supprimez donc "Prinz", "Graf", "Joyce Verlobter" (mon Dieu !) et rétablissez cet étrange "Fishl".

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